L’Asie centrale face à l’une des pires invasions de criquets de ces dernières décennies

Quatre pays d’Asie centrale font actuellement face à l’une des plus importantes invasions de criquets de ces dernières décennies. En Ouzbékistan, au Kazakhstan et au Turkménistan, où plusieurs centaines de milliers d’hectares ont déjà été infestés, les autorités ont pris des mesures pour lutter contre ce phénomène. En revanche, les agriculteurs du sud-ouest du Tadjikistan sont pour l’instant livrés à eux-mêmes et réclament l’aide du gouvernement.

Contrairement à l’Ouzbékistan, au Kazakhstan et même au Turkménistan, le Tadjikistan n’a pour l’instant pris aucune mesure d’envergure pour venir en aide aux agriculteurs touchés par l’invasion de criquets. Pourtant, selon Radio Ozodi, la branche tadjike du média américain Radio Free Europe, la province de Khatlon, située dans le sud-ouest du pays et frontalière de l’Ouzbékistan, est bel et bien envahie par les insectes. Cette province, considérée comme le « grenier à grain » du Tadjikistan, fournit une grande partie des produits agricoles consommés dans le reste du pays.

Les criquets auraient déjà ravagé environ 100 hectares de pâturages. D’après les habitants, si de réelles mesures ne sont pas rapidement prises pour lutter contre le fléau, toutes les récoltes de cette année pourraient être détruites. « Je me suis tourné vers les autorités locales, elles ont promis de venir voir, mais n’ont encore rien fait. Les criquets ont déjà commencé à se déplacer vers d’autres zones. Nous traitons les parcelles avec des produits chimiques pendant quatre jours, sans résultat. Les produits sont chers, je ne sais plus quoi faire », s’est désolé un agriculteur local, interrogé par Radio Ozodi à la fin du mois de mai.

De surcroît, l’invasion de criquets intervient au plus mauvais moment pour le Tadjikistan, déjà aux prises avec les conséquences de la pandémie de coronavirus, qui a officiellement fait 48 morts dans la pays. « Non seulement le coronavirus est apparu, mais un autre malheur est survenu. L’insecticide coûte 120 somonis [environ 10,50 euros]. Je ne sais même pas comment éliminer ces criquets. Après les gelées, nous avons tout replanté, mais ici les criquets sont apparus et ont tout mangé. Je pense que les autorités devraient intervenir et nous aider », a déploré un autre agriculteur, également interrogé par Radio Ozodi. Une réponse énergique du gouvernement tadjik semble dès lors nécessaire, alors que les prochaines semaines s’annoncent compliquées pour de nombreux agriculteurs centrasiatiques.

Source: Novastan.org

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